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Pourquoi vouloir aligner la fiscalité sur le capital et les salaires est dangereux pour la France et injuste

Publié le par Frédéric Montagnon

 

Le gouvernement envisage de taxer les plus-values mobilière jusqu'à 60% (mise à jour 2 oct: à priori plus d'ailleurs).

Si j'en parle, c'est parceque cela va toucher les entrepreneurs. Tu montes ta boite, tu la vends, il te reste 38% du montant de la vente.

Quand j'ai créé ma première société, il y a 10 ans, la fiscalité d'une vente était de 26%. Aujourd'hui c'est 34%, demain peut être 60%.

On pourrait se dire que les actionnaires et entrepreneurs sont des riches privilégiés, et qu'il est temps de lisser les différences en ces temps de crise. Mais est-il vraiment possible de taxer de cette manière les plus-values? Est-ce durable, et est-ce que cela aura un effet sur les problèmes qu'une telle mesure a l'ambition de régler?

 

 

Vouloir s'aligner sur la fiscalité des salaires n'a rien de juste

On veut aligner la fiscalité sur celle des salaires. De loin, ça parait remplir l'objectif de "justice sociale". Sauf que dans le cas du salaire, tu travailles, tu es payé immédiatement, tu paies tes impôts l'année qui suit, le bilan est toujours positif à court terme comme a long terme. Dans le cas d'une création d'entreprise, tu commences par investir ton argent. Si tu te plantes, tant pis pour toi. Si ça fonctionne, dans le meilleur cas, tu vends ta boites 10 ans? 15 ans? 25 ans après? Et là tu serais taxé comme si tu avais reçu un salaire? Que fait on de la prise de risque, des années pendant lesquelles tu t'es privé de l'argent que tu as investi? C'est à décourager les plus volontaires.

 

On ne peut pas définir une fiscalité en ignorant celles qui existent à nos frontières

Demain: en France 60%, en suisse et en belgique 0% !!??

Sur le fond, bien que je n'y crois pas, je comprends l'idéologie qui pousse à imaginer une telle taxe. Oui mais… il y a la mise en pratique. La France n'est pas le seul pays au monde. La Belgique et la Suisse, à nos frontières, ne taxent simplement pas les plus-values !

Les frontières n'existent plus à l'intérieur de l'Europe, et elles sont très poreuses dans le reste du monde dès qu'on a les moyens financiers et que l'on est prêt à investir pour créer des projets. Peut être ne suis-je pas assez clair: les investisseurs, comme les entrepreneurs, sont les bienvenus partout dans le monde. Changer de pays est non seulement assez facile pour ces catégories, mais la découverte de nouveaux horizons fait souvent partie d'un projet personnel indépendamment de ce qui se passe en ce moment.

Cette circulation doit donc être prise en compte dans l'équation. Lorsqu'on a la possibilité de choisir où on vit, on ne prend pas le pays qui vous pose les contraintes les plus fortes. 

Comprenons nous bien, avec 62%, la France sera le records mondial!

Et qu'on ne me parle pas de patriotisme… il a ses limites. Si en faisant 1h20 de Thalys on peut gagner presque 3 fois plus d'argent, qui est encore patriote?

 

Stimuler l'entrepreneuriat pour créer de la croissance (et équilibrer le budget de l'état...)

Je suis entrepreneur depuis 10 ans. Je ne me suis pas rémunéré les 2 premières années, puis je me suis versé un smic pendant près de 2 ans. On se disait à l'époque qu'on voulait faire un beau et grand projet, et qu'il valait mieux investir que de se payer à court terme. En d'autres termes: favoriser le gain à long terme plutôt qu'à court terme. Nous avions raison.

Cela dit, j'aurai pu travailler dans la finance ou le conseil. Avec mes diplômes, j'aurai touché 5 à 8 fois le smic en évitant de travailler l'équivalent de 2 pleins temps, pas mal d'emmerdes, et beaucoup de doutes. 

Pourquoi avoir choisi cette voie? Parceque je tiens à mon indépendance, j'aime créer et j'ai besoin de croire que mes rêves peuvent se réaliser. L'entrepreneuriat m'apporte ça.

 

Aurais-je fait les mêmes choix si, dès le départ, les conditions avaient été celles du plan de finance annoncé pour 2013? Non, certainement pas. Ou bien je serai parti dans un autre pays (à l'époque je n'avais pas plus de raison d'habiter en France qu'ailleurs), ou bien je serai resté salarié.

Les idées peuvent naitre partout. Leur exploitation économique aussi. Il vaut mieux, pour tous les français, qu'elles naissent et soient exploitées en France. 

Il y a deux enjeux: d'abord donner envie au plus grand nombre de se lancer, de prendre des risques. Plus il y a de tentatives, plus il y a de succès. Et même mieux: attirer les talents chez nous plutôt qu'ils aillent tenter ailleurs.

Soyons réaliste: notre marché n'est pas attirant car il est petit et il n'est pas en croissance forte. Le marché de l'emploi n'est pas du tout adapté aux startup et à l'innovation. Les charges qui pèsent sur les entreprises sont particulièrement élevées. Si on rajoute en plus une contrainte fiscale unique au monde pour celui qui créé, le pays sera vraiment très peu attractif...

 

Le capital est d'abord un outil qui aide l'entrepreneur à construire

Il y a rarement un entrepreneur pour un projet. Il y a plus souvent des entrepreneurs et des investisseurs qui s'associent, puis cherchent à associer, tout au long de la vie de l'entreprise, des gens qui apportent l'énergie et le savoir-faire nécessaire à son développement. Il est courant de partager du capital parcequ'on n'est pas suffisamment attrayant (nous, petites entreprises) par rapport à des grosses structures bien établies qui peuvent payer très cher les salaires. On partage alors le risque, avec l'espoir que tout le monde trouvera son compte sur le long terme en cas de succès, par le capital. 

Est-ce qu'à 60% de taxes ce mécanisme fonctionnera encore? J'en doute. Beaucoup préféreront un salaire sur lequel ils peuvent compter immédiatement. Donc il y aura moins de gens talentueux pour rejoindre de jeunes et petites entreprises, et évidemment moins de succès.

 

Le capital est un moteur. En bout de ligne: faire fortune, devenir riche. C'est aussi pour ça que ça fonctionne!

J'en suis conscient, je vient d'écrire deux mots qu'on ne doit plus utiliser de nos jours en France, sauf à travailler sur une couv de libé. Pourtant c'est un point important.

En France, 30 millions de francais jouent au loto chaque année. Ne me dites pas que les français ne sont pas attiré par l'idée de faire fortune! Ici, on n'aime pas les riches par jalousie.

Les statistiques sont formelles: on ne fait que très rarement fortune en créant une société. Et pourtant, c'est une perspective dont tout entrepreneur a besoin pour retourner se battre chaque matin.

Quand on se lance, quand on investi dans un projet, on se dit aussi qu'on peut devenir riche, qu'on peut faire fortune. C'est rarement la motivation première, mais là aussi, ça fait partie de l'équation. Si on enlève ce rêve, on casse une partie importante de la dynamique.

 

Et après, si ça passe?

Il n'y aura pas de rupture franche, les choses se régulent naturellement dans le temps. Un entrepreneur qui part vivre ailleurs créera sa prochaine société ailleurs, et aucune statistique ne mesure ce genre de chose. 

Bruxelles, Londres et Genève vont continuer d'attirer de plus en plus de talents, jusqu'au moment ou en plus d'être un attrape pigeon fiscal, la France aura en plus gagné la médaille du pays "has been", car les créateurs n'y viendront plus.

La France va retenir les entrepreneurs qui n'arrivent à rien et qui profiteront des subventions qu'on continue à dispenser sans mesure, et les bons vont partir. Les mauvais investisseurs et les mauvais entrepreneurs, ça ne créée pas d'emplois durables.

 

Alors comment sort on de la crise?

On veut plus d'argent pour sortir de la crise, n'est ce pas? Il suffit de créer plus de valeur pour augmenter les recettes de l'état, sans changer les taux.  Une seule solution: inciter les gens a travailler plus et mieux, inciter ceux qui en sont capables à créer de nouvelles activités. La croissance, c'est un petit peu plus d'énergie à fournir de la part de chacun. Et surtout, éviter les frustrations.

La valeur ça se créée. Pour ça, arrêtons un instant la démagogie idiote dans laquelle on est tombé: attirons les meilleurs en France. Pour ça, il faut qu'ils puissent s'enrichir autant qu'ailleurs.

Je ne suis pas un spécialiste du football, mais il me semble quand même que les meilleurs joueurs sont ceux qui sont les mieux payés, et ça ne choque pas grand monde. Pour l'économie, les entreprises, c'est pareil.

 

A nouveau: il faut avoir en tête que nous avons à nos frontières des pays où cette taxe n'existe pas !

 

PS: Je paie mes impots en France depuis toujours, je ne sais pas ce qu'est une niche fiscale, j'aime mon pays, et surtout.. je rêve qu'un jour les entrepreneurs du monde entier aient envie de s'installer ici. Pas gagné...

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Nomao au dessus de 7M de visites et +18% de croissance en avril

Publié le par Frédéric Montagnon

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Audience Nomao (visites/mois) entre novembre 2007 et avril 2012

 

Ce 1er mai tombe à pic. Nomao a sur-performé au mois d'avril, et le mois de mai se présente très bien lui aussi en terme de croissance. Alors ce 1er mai tombe bien, c'est l'occasion pour moi de féliciter l'excellent travail réalisé par l'équipe qui construit Nomao avec passion.

 

Pour la première fois Nomao a dépassé les 7 millions de visites, c'est la plus grosse croissance historique d'un mois sur l'autre (+18%).

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Sur la France, cela place Nomao en 3ème position de sa catégorie, derrière Pages Jaunes et 118 000 (d'après Nielsen/Médiametrie). Avec un cumul de 20 années-homme de R&D sur le projet, je suis heureux de voir que l'investissement en innovation et en technologie porte ses fruits. Vive le travail bien fait ! 

 

Cette bonne nouvelle est particulièrement bienvenue puisque nous sommes dans un sprint très ambitieux: sortir une toute nouvelle version du service (web, iPhone, Android) pour la semaine du 21 mai. Courage, on y est presque, et comme on se le dit depuis un moment maintenant… ça va envoyer du bois ! :)

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17h par mois: La vidéo en ligne continue son explosion

Publié le par Frédéric Montagnon

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Comscore vient de publier les chiffres d'audience des plateformes de vidéo en France pour Janvier 2012. 

C'est impressionnant:

Ce sont 39,5M visiteurs uniques sur le mois, qui voient en moyenne 157 vidéos de 6,6 minutes. Ce qui représente un total de 17h de vidéo par mois!? Et une croissance de plus de 50% du temps passé.

Bien sûr, on est loin des 3h30 passées devant la télé chaque jour. Mais il y a une différence fondamentale entre être devant une télé à regarder, dormir ou subir des programmes longs, et choisir de regarder des programmes court. D'autant qu'il semblerait que la moitié de l'usage web mobile se fasse déjà en regardant la télé...

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BeeZik / BeeAd fusionne avec Ebuzzing !!!!

Publié le par Frédéric Montagnon

 

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Le jour de la signature, on notera la documentation légère qui accompagne le deal :)


Nous avons réalisé le rapprochement de 8 sociétés en 2 ans (Wikio, Ebuzzing, OverBlog, Nomao, HappyApps, Neotia, Promodigital, Trigami) pour créer le groupe Ebuzzing. Aujourd'hui, c'est au tour de BeeZik/BeeAd de rentrer dans le groupe. Ils ont créé une activité exceptionnelle, en très forte croissance, et nous croyons énormément à la complémentarité de nos équipes et de nos projets.

On devrait faire plus de 40M€ ensemble cette année (c'est plus de 2 fois ce que l'on a fait en 2011), et surtout nous devenons incontournable en matière de Video Advertising en Europe. C'est un marché qui va valoir plus d'1 millard € cette année en Europe, et qui présentera la plus forte croissance dans le domaine de la publicité dans les années qui viennent. Si je parle de revenus, c'est parceque c'est le moteur de l'innovation et du développement, et dans un marché aussi rapide qu'Internet, il vaut mieux être bien armé.

C'est hyper excitant car il y a matière à créer un acteur incontournable sur le marché européen :)

 

Le communiqué de presse:

 

 

Ebuzzing et BeeAd fusionnent pour créer le leader européen de la publicité vidéo sur Internet

 

Le nouveau groupe bénéficie d’un réseau de plus de 800 millions de visiteurs uniques par mois dans le monde

 

Paris, le lundi 5 mars - Ebuzzing, leader européen de la diffusion de publicité vidéo  dans les médias sociaux, fusionne avec BeeAd, spécialiste français de la diffusion de vidéos publicitaires sur les sites médias. Grâce à la complémentarité de leurs offres, la fusion de BeeAd et Ebuzzing donne naissance au nouveau leader européen de la publicité vidéo sur internet.

 

Pour Bertrand Quesada, PDG et co-fondateur d'Ebuzzing : "la parfaite complémentarité de l'offre BeeAd, spécialiste de la diffusion de  formats premiums sur les sites médias, et celle d'Ebuzzing, axée sur les réseaux sociaux, va nous permettre d’offrir aux agences et aux annonceurs une offre complète de formats  associée à une puissance sans égale dans toute l'Europe ".

 

Exporter le modèle BeeAd dans toute l'Europe 

 

Le modèle de monétisation des contenus premium inventé par BeeAd va pouvoir bénéficier de la forte présence d’Ebuzzing en Europe (avec des bureaux en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Luxembourg et en Suisse). Beead bénéficiera également d’un réseau de 90 pays au sein desquels Ebuzzing diffuse déjà les vidéos publicitaires de ses clients.

 

BeeAd, qui devient une Business Unit du Groupe Ebuzzing, continuera de se développer sous sa propre marque en Europe. Le site leader  de téléchargement légal et gratuit de musique www.beezik.com, ainsi que WeSpread, le spécialiste des formats publicitaires innovants vendus à la performance, font également partie de l'accord avec Ebuzzing.

 

Jean Canzoneri, PDG et co-fondateur de BeeAd, explique: "Ebuzzing nous apporte une véritable rampe de lancement pour exporter notre modèle publicitaire unique dans toute l'Europe. Les co-fondateurs de BeeAd et moi-même sommes très enthousiastes à la perspective de mettre notre savoir-faire au service des annonceurs pan-européens, en bâtissant un réseau d'éditeurs de dimension continentale." 

 

Porté par le dynamisme du secteur, le nouveau Groupe, réalisera un chiffre d'affaires de 40 millions d’euros dès cette année et envisage de le doubler d’ici un an. Le marché européen de la publicité vidéo en ligne pesait 1 milliard d’euros en 2011.

 

Pour Pierre Chappaz, PDG du Groupe Ebuzzing, "la publicité vidéo sur Internet est devenue un élément incontournable du plan média  grâce à des offres adaptées telles que BeeAd. A terme, le modèle de monétisation d'Internet va se rapprocher de celui de la télévision, mais avec les capacités de ciblage et d'engagement propres à Internet en plus. Avec cette opération, nous renforçons notre position de leader européen dans ce secteur. "

 

Pour leur rapprochement, les sociétés Ebuzzing et Beead ont été conseillées respectivement par Mirabaud Financial Planning SA (Étienne Mouthon) et Financière Cambon. (Michael Azinco)

 

 

A propos d'Ebuzzing :

Fondé en 2006 par Bertrand Quesada et Pierre Chappaz, Ebuzzing, leader européen de la diffusion de publicité vidéo  dans les médias sociaux, comptera désormais 200 collaborateurs à Paris, Toulouse, Londres, Hambourg, Düsseldorf, Bâle, Milan, Rome, et Madrid, dont une importante équipe de R/D (70 développeurs), dédiée aux techniques d'analyse et de ciblage publicitaire, et de distribution vidéo.

 La société est financée par des investisseurs prestigieux tels que Lightspeed Ventures, TF1, Gemini Ventures, GIMV, Covent et Solorun. Ebuzzing est également propriétaire du principal réseau de blogs européen, Overblog.

Parmi les clients du Groupe, on compte notamment Heineken, Orange, Peugeot, Mercedes, Unilever, Coca-Cola, Toyota, Sony, Samsung, Orange, Danone, Microsoft, Warner, EA, Red Bull, L’Oréal, …

 

 

A propos de BeeAd :

Fondé en 2010 par les fondateurs du site de téléchargement de musique légal et gratuit www.beezik.com, BeeAd est un dispositif publicitaire révolutionnaire permettant de donner accès aux contenus premiums des sites, tout en maintenant leur gratuité.  En échange de la gratuité, l’internaute avant d’acceder   au contenu d’un site regarde une publicité vidéo d’une vingtaine de secondes en plein écran et visite le site de l annonceur

Avec le format BeeAd, les internautes choisissent la publicité qu’ils souhaitent regarder avant d’accéder aux contenus auxquels l’éditeur souhaite donner accès.

Un an seulement après sa création, BeeAd touche déjà 27 millions de visiteurs uniques par mois en France via un réseau de 300 sites.  De nombreux éditeurs médias comme Le Figaro, Le Point, le groupe Lagardère et Prisma ont choisi BeeAd (Le Figaro, Le Nouvel Obs, Europe 1, Doctissimo, Sport365, Confidentielles, Capital, Femme Actuelle, TéléLoisirs, NRJ, Challenges, RMC, Virgin Radio, etc).

 

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